Article : Valérie Mairesse

Valérie Mairesse

Du Splendid à Shakespeare

Auteur : Caroline Fabre
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Valérie Mairesse campe une formidable nourrice dans Roméo et Juliette. Cela nous a donné l'idée de zoomer sur une carrière qui l'a menée du Splendid à Shakespeare en passant par Agnès Varda, Gérard Oury, Claude Zidi... et Tarkovski !

Si Valérie a démarré dans des rôles de « belle pépé qui ne se prend pas au sérieux, n'a pas trop envie de réfléchir, mais n'est pas complètement idiote », c'est à cause de Marilyn Monroe ! C'était en effet son idole, son modèle pour quand elle serait grande. Aussi, dès son bac en poche, elle rentre de Casablanca, où son père avait emmené toute la famille pour cause de carrière, et s'inscrit au cours de théâtre de Tania Balachova qu'elle ne fréquente pas assidûment. Elle préfère traîner au bistrot... où elle rencontre... Thierry Lhermitte devenu son petit ami. A ce moment là, le Splendid n'existait pas. Avec Thierry et ses potes (Gérard Jugnot, Michel Blanc, Christian Clavier) et Marie-Anne Chazel, elle l'a créé, passage de l'Arrivée à Montparnasse, pour « Je vais craquer » leur première création collective. Celle qui rêvait depuis toujours de devenir comédienne se retrouve pourtant à la régie. « Ça, c'était frustrant mais dès le deuxième spectacle de la troupe, « Ma tête est malade », je joue, enfin ! C'était une époque géniale !».

En 1976, dilemme, Agnès Varda lui propose un rôle dans « L'une chante, l'autre pas ». « J'étais en train de rompre avec Thierry et je n'ai pas hésité longtemps, poussée par mon envie de changer constamment d'univers. Certes, si j'étais restée au Splendid, je serais plus riche aujourd'hui mais je ne regrette absolument rien ! ». Elle quitte donc le Splendid pour multiplier les rôles au cinéma.

On la remarquera surtout dans des rôles comiques .« Enfant, je me voyais tragédienne, alors que j’avais, au fond de moi, quelque chose qui faisait rire et, sans doute, donnait envie de m'employer dans des comédies. Pourtant, j'ai fait plein de premiers films et peux me targuer d'être la seule française à avoir joué avec Tarkovsky, ce génie. N'empêche, chaque fois que j'ai voulu m'échapper de la comédie pour, aussi, ne pas me laisser étiqueter, ça me revenait en boomerang. Mais là encore, pas de regrets, j'aime l'éclectisme de ma carrière ».

Et le théâtre dans tout ça ? Bien sûr, Valérie a commencé par ça, au Splendid, inconsciente d'un danger qui la guettera plus tard, le trac. « Ça m'est tombé dessus en jouant « La femme du boulanger » à Mogador. Complètement traumatisée par ce sentiment qui me terrassait, je n'ai pris aucun plaisir à jouer et pensais avoir fait une croix sur le théâtre ». C'est Daniel Benoin qui l'y ramènera en lui apprenant à gérer ce fichu trac.

Depuis, Valérie Mairesse mène de front une carrière à l’image et sur scène. Et c'est tant mieux pour nous !

 

 



Date de publication : 07/04/2014

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